Poésie appliquée

Les miettes capitalistiques

Tu m’as appris à gagner

À vivre soi-disant le vrai  

Mais tu t’es aussi imposé 

Emballé d’affection et de certitude. 

Toi sur mon chemin 

mon chagrin mon gagne-pain

En vrai tu es qui toi ? 

M’oublier pour te respecter

Me mettre de côté pour t’écouter 

Grandes idées de grands auteurs 

Les uns plus forts faibles que les autres

On les appelle « les classiques »

Comme nous quoi !

Chair et os, dilemme, amour et trahison trahison trahison 

Désir, amour haine…trahison,

fleuve tranquille pour toi mes peines, trahison.

J’hallucine je veille

je tremble je hurle,

Je hais 

Je pleure le sang qui coule 

Purgatoire inutile et ou oh aah 

Dis-le : immonde,

Miettes capitalistiques encore qui tombent. 

Société du fric 

Baisse ta prétention au plus vite. 

Ralentis tes rêves et idéaux 

Agenouille toi,

moi à 

toi 

qui rabaisses les enfants 

qui prétextes éducation, émulation

Désirer l’école pour 

Gagner, gain, argent, ta bourse être vaillant, trahison

se battre pour les méchants, Non ! trahison.

Ramasse-les 

Tes miettes capitalistiques.

Quand les parents courent transpirent 

derrière leurs obsessions

Tu cris victoire pour leur renom

Bravo à vous, dévotion trahison 

Enfants seuls, perdus, drogués, oubliés, 

Et toi vous nous 

Fortune, nom, titre, 

l’univers s’écroule 

Décroche du mythe 

Saisis un autre rythme 

;

Déshabille- toi, allège- toi car,

;

;

Le cataclysme n’est pas loin !

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